Paulhan
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Le Pont des Diables

Le Pont des Diables

Site classé tueur de baigneurs et autres imprudents sauteurs de pont cherchant

la décérébration forcée, et aussi « Grand site de France ».

En ce matin du 17/03 accompagné d’Olivier direction un petit coin de paradis

(le lundi matin hors saison on était presque seul)

pour nettoyer les déjections démoniaques sorties du trou du sac des êtres humains peu civilisés

(sauf peut-être entre 4 murs de béton) qui sont venus se rafraîchir à la saison du feu in situ.

Secteur de nettoyage: sous le pont de la route, là ou il y a de l’ombre,

de la salsepareille et des asperges sauvages,

là où sont aussi jetés

pour être cachés

dans les fourrés

plein de déchets…

En plus des objets divers que l’on a l’habitude de trouver en ces lieux bondés à la « hot » saison,

(bouteilles d’eau, canettes, chaussettes, sacs de chips et autres emballages qui décorent le paysage)

nous avons aussi trouvé du métal (thrash) et des plastiques qui sont là depuis très longtemps.

Traces du passage de personnes très mal intentionnées, une ancienne décharge sauvage sur le grand site classé

est cachée sous le pont, mais pas du Diable, il n’y est pour rien dans cette affaire.

Ce n’est pas un grand dépotoir et il doit avoir plus de 20 ans, mais c’est encore une preuve que dans la tête de certaines personnes

le fleuve et ses berges sont des dépotoirs journaliers ou historiques.

Depuis tout ce temps que ce site est classé et connu, personne n’a relevé ce léger problème,

peut être une autre preuve du manque intentionnel de regards aux bons endroits,

tout comme la plage qui est nettoyée mais pas le début des gorges du fleuve.

Un autre ramassage sera fait dans quelques temps pour comparer

et essayer de finir car c’est vraiment pas un endroit pratique….

Au loin nous voyons un canoé coincé dans le rapide aval, on va jeter un oeil et au prix

de sacrés efforts de bourrins nous sortons de l’eau un canoé qui était plié en 2 sur un arbre… dans le courant !

L’eau glacé, pied nus et grâce à l’aide de mon gaillard comparse (et d’une longue corde)

on arrache tout essoufflés ce giga bout de plastoc de l’étreinte aquatique.

Si nous n’avions pas réussi, à la prochaine crue il aurait fini loin et profond rempli de galets et donc impossible à sortir.

Ca c’est fait ! Et je dis rien sur les canoés mais un jour ça viendra…

Un immense merci à Olivier qui prouve qu’être à deux des fois c’est indispensable

pour assumer le sacerdoce qui est d’essayer de nettoyer les cours d’eau.

Le diable du pont est en short et tongs ou en bleu de travail.