Collectivités du centre Hérault, les mauvais exemples pour les eaux douces.

Un reportage photo dans le cœur d’Hérault sur des sites où l’eau douce coule autant que la pollution !
Photos février 2025
Mairies, communautés de communes, département, tous utilisent les mots environnement, nature et territoire dans leur communication mais en y regardant de plus près qu’en est-il vraiment de ces promesse de respect ? Qu’en est-il sur le terrain ?
Voici quelques très mauvais exemples que l’on peut observer en plein milieu du département. Si les autorités demandent aux citoyen de recycler, de ne rien jeter dans les rues ou dans la nature, on ne peut pas dire qu’ils soient des références en la matière. Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ! C’est connu, mais ça prend tout son sens quand on relie les photos et les fautifs qui se cachent bien souvent derrière le fameux « c’est pas moi, c’est lui » pour se dédouaner de leurs responsabilités.
Lac du Salagou
Berge en pneus depuis 25 ans, le département et la comcom se sont engagés à changer les choses au plus vite. Il leur suffit de faire un choix dans l’appel d’offres qu’ils sont censés avoir lancé pour une somme avoisinant les 30 000 euros. Une goutte d’eau par rapport aux dépenses réalisées (plusieurs millions) sur ce site classé « Grand site de France », un projet de maison du grand site est en cours pour 5 millions de plus…

Rivière Ronel Clermont l’Hérault
Un petit cours d’eau pollué depuis des centaines d’années, on pourrait se dire qu’avec le manque d’eau douce, son importance vitale et l’omniprésence de l’environnent dans les esprits des élus les choses changeraient ? Mais pas du tout. Malgré les promesses verbales des élus il y a 4 ans déjà, rien n’a changé. C’est pourri à un niveau rare, et selon l’association Animagou c’est le cours d’eau le plus pollué dans le centre Hérault. Seul point positif le rejet d’eau usées des services techniques a été fermé mais ça c’est parce que l’OFB a prodigué ses conseils éclairés après voir vu une vidéo filmée par qui d’après vous ?

Fleuve Hérault, pont de Campagnan/Paulhan D30
Décharge sauvage depuis 35 ans, dénoncée par l’association depuis presque 10 ans, le problème sur la rive droite côté Paulhan a été réglé. Mais la rive gauche, côté Campagnan, est devenue un point de pollution régulier. La mairie et le département se rejettent la responsabilité. L’association a envoyé un mail avec une « dead line », la suite on verra en 2026, mais ce qui est sûr, si rien n’est fait, c’est que le sol pollué sur 1 m de profondeur (ou plus) rejettera des polluants dans le fleuve pendant des centaines d’années.

Site de compostage abandonné à Gignac
Deux hectares d’asphalte, des constructions qui ont servi pendant 10 ans et puis fin de l’activité délocalisée à 15 km de là. Des millions d’euros encore un fois jetés à l’eau, mais en n’oubliant pas les berges, ça serait pas loyal…
Quand le site a fermé, ce qu’il restait dans les racks a été jeté dans le lit du fleuve juste derrière… Des tonnes de déchets, un mélange de plastiques, de compost, bravo à l’entreprise ou à la collectivité en charge de ce carnage ! Nous allons essayer d’en savoir plus, mais la pollution est dans la nature et ça risque de coûter cher pour enlever tout ça, surtout que la partie de ping-pong entre les différents responsables n’a pas commencé et pourrait être longue…



